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Titi mandarin en Chine

Chine

Pékin, "la capitale du nord"[Unesco][+]

Pékin, ou Beijing, est la capitale de la Chine, "l'Empire du Milieu" depuis 1264. Elle a été surnommée "la capitale du nord" par opposition à Nankin, la capitale précédente. Quand on pense à Pékin, on pense souvent à la grande muraille ou à la cité interdite... Attention aux distances, tout est très grand, même les places des grandes villes. Attention aussi aux propositions de visites "louches" et aux prix demandés par les conducteurs de trishaws. infos pratiques planning sur 5 jours

Exemple de planning de visite sur 5 jours :

1er jour : grande muraille + tombeaux des Ming

2ème jour : rue Qianmen + place Tian'anmen + cité interdite + colline de charbon

3ème jour : temple du ciel + palais d'été

4ème jour : temple des Lamas + stade olympique

5ème jour : quartier de la tour du tambour et de la cloche + parc Beihai


Quelques infos à titre indicatif pour la première journée (à bien verifier si cela n'a pas changé) :

1- Prendre le métro jusqu'à Jishuitan puis aller à la porte Deshengmen (tôt le matin). Là, prendre un bus 919 vers Badaling.
Attention : il y a plusieurs bus 919-X entre Jishuitan et Deshengmen. Bien demander.
Rm : il n'y aurait pas de départ l'après-midi ?


2- De Badaling (fin de matinée), reprendre le bus 919 jusqu'à Changling. Puis le bus 314 qui dessert les 3 sites principaux des tombeaux des Ming.
Attention : l'arrêt du bus 314 n'est pas à côté de l'arrêt du 919. Soit suivre la route qui mène au centre, soit prendre un taxi jusqu'à la tombe la plus éloignée (Dingling) pour environ 30 yuans. Puis bus 314 pour les autres sites.


3- Rentrer par le bus 314 jusqu'à une station commune avec un bus 919-X (à Changling) : demander Beijing au contrôleur du 314.

La grande muraille

Grande muraille de Chine - tronçon de Badaling

C'est l'un des symboles de la Chine. Elle est surnommée : "le dragon de dix mille lis". Un dicton Chinois dit que : "qui n'a pas gravi la grande muraille n'est pas un brave". Elle couvre aujourd'hui 6.700 km et en moyenne elle fait 8 m de haut pour 6 m de large.
Rm : il y a des murailles à l'intérieur des murailles.


La construction des premières murailles datent du VIIème siècle avant J.C. mais c'est l'empereur Qin Shi Huang, premier empereur de Chine au IIIème siècle av. J.C. (cf Xi'an), qui décida de réunir des tronçons en terre datant de plusieurs siècles pour former une grande muraille en bois qui devait protéger des envahisseurs mongols. Mais cela n'arrêtera pas une invasion plusieurs siècles plus tard... 300.000 soldats et 500.000 forçats auraient travaillés sur l'ouvrage et 200.000 en seraient morts. On lui a d'ailleurs aussi donné le surnom de "plus grand cimetière du monde"...


C'est finalement les empereurs Ming (XIVè-XVIIè siècle) qui finirent de l'édifier pendant 2 siècles en l'agrandissant et en la consolidant en brique. Elle s'étendait alors sur 10.000 km et était tenue par un million d'hommes qui pouvaient communiquer par un système de signaux de feux. Elle était aussi emprunter par les caravanes de marchands.


Ma visite s'est effectuée en deux fois : d'abord l'une des portes des remparts intérieurs à Juyong, puis le célèbre tronçon de Badaling.

Les tombeaux des Ming

C'est très vaste et il y a en tout 13 tombes.


La voie des esprits (XVIème siècle) marque le début de la nécropole. Ici, tout le monde y compris l'empereur descendait de cheval. Après le pavillon de la stèle, la voie à proprement parlé est bordée de statues se faisant face : lions, qilins (ressemblant à une chimère), chameaux, éléphants, xiezhis (ressemblant à une licorne), chevaux et soldats.


Le qilin est un animal fabuleux et harmonieux de la mythologie chinoise portant bon augure et ayant aussi le pouvoir de donner un fils talentueux. Il a un corps de cerf, des écailles et une queue de boeuf. Il est représenté avec des sabots ou des griffes et peut cracher des flammes.

Selon le livre des rites, quatre animaux règnent sur le monde animal :

- le qilin sur les animaux à poils

- le phénix sur ceux à plumes

- le dragon sur ceux à écailles

- la tortue sur ceux à carapaces

NB : à ne pas confondre avec le xiezhi, un autre animal fabuleux capable de distinguer le juste de l'injuste.


Les deux tombeaux les plus visités sont celui de Dingling (visite souterraine et musée) et celui de Changling.
NB : cruel, les concubines étaient "enterrées" vivantes avec la dépouille de l'empereur...

La cité interdite

C'est tout simplement stupéfiant et gigantesque... A faire par beau temps pour en profiter pleinement.

Ci-dessous, un lion, gardien de la cité, et le palais de l'harmonie suprême.

Un lion (femelle) gardien du palais

Parmi les nombreux bâtiments à visiter, il y a les appartements de l'empereur, avec bien sûr le palais du trône : palais de l'harmonie suprême, ainsi que les appartements de ses épouses et concubines. Il ne faut pas s'attendre à y passer moins de 3h, voire toute une demi-journée ou plus...

Palais de l'harmonie suprême

L'empereur Yongle (dynastie des Ming) l'a fait construire de 1407 à 1420 selon les règles du feng shui et elle s'étend sur 72 ha.


Il ne faut pas confondre le feng shui avec la géomancie. Alors que cette dernière est de la divination à partir d'éléments de la nature, le feng shui a quant à lui pour but de créer un endroit propice pour y habiter. Pour cela, il se base sur une étude des flux d'energie (qi) en s'appuyant entre autres sur la théorie des 5 éléments aussi symbolisés par des figures astrologiques : eau (tortue noire du nord), feu (oiseau vermillon du sud), bois (dragon azur de l'est), métal (tigre blanc de l'ouest) et terre (qilin -sorte de licorne- jaune du centre); et sur le yin et le yang taoïste. Une fois l'endroit localisé, des modifications sont éventuellement apportées pour rendre les energies "optimales" : c'est "l'acupuncture de l'habitat"...


Et la symbolique n'a pas été mise de côté non plus : s'il y a un peu moins de 9000 bâtiments, le but au départ était d'en avoir 9999 car le 9, qui se prononce comme "durable", est un chiffre symbole de longévité en Chine. Il peut aussi être un symbole de perfection car il symbolise également le Ciel (cf § temple du Ciel) et de ce fait était associé à l'empereur, considéré comme le "fils" du Ciel. D'ailleurs les chinois devaient se prosterner 9 fois devant lui et la peinture pourpre des murs de la cité signifiait qu'elle était un centre cosmique. Elle s'appelait d'ailleurs la "cité pourpre".
Les tuiles vernissées de tous les bâtiments de la cité sont de couleur jaune, couleur symbole de l'empereur.
Il n'y avait qu'une impératrice et le gynécée impérial établissait une hiérarchie de 7 rangs (12 entre le XVème et XVIIIème siècle) pour les épouses et concubines. La cité n'a plus été habitée depuis 1924. Le personnel était alors composé de 1.000 eunuques (contre 20.000 sous les Ming !).


NB : ne pas manquer le mur aux 9 dragons (cf galerie).

La colline de charbon

Cette colline, proche de la cité interdite, avait été créée pour protéger celle-ci des mauvais esprits venant du nord.
Il y a plusieurs pavillons dont celui en hauteur qui possède un bouddha. Mais c'est surtout la vue plongeante sur la cité interdite qui retient notre attention.

Temple du ciel

Temple du Ciel - salle de la prière pour les bonnes moissons

Il est situé dans un grand parc où on peut voir des personnes faisant leur taï-chi, jouant au badmington à racket ou à pied, manipulant le ruban...


Le temple est en fait un ensemble de trois bâtiments : l'autel du Ciel, qui était le centre de cérémonie, la voûte céleste impériale où l'on gardait les tablettes du Ciel et des empereurs décédés, et la salle de la prière pour les bonnes moissons (rotonde).
L'autel du Ciel a la particularité d'être construit autour du chiffre 9 : 9 marches, 9 circonférences, et avec un nombre de dalles d'une circonférence multiple de 9.


Le parc est de forme carrée (la Terre) mais les temples sont de forme ronde (le Ciel), ce qui correspond au principe du yin et du yang.


Le lieu servait à rendre hommage au Ciel pour les grandes occasions : solstice, première lune de l'année; et aussi pour solliciter de bonnes récoltes par l'empereur lui-même.

La place Tian'anmen

Porte de la paix céleste

Cette place gigantesque de 44 ha (440.000 m2), l'une des plus grandes du monde (je croyais même que c'était la plus grande mais a priori d'autres places, aussi en Chine, lui sont passées devant), peut contenir 1 million de personnes et est le symbole de la Chine communiste.


Elle est encadrée par le palais de l'assemblée du peuple (côté ouest), le musée national (côté est), la porte Qianmen, avec ses deux enceintes et la jolie rue dans son prolongement (côté sud), l'opéra de Pékin et la porte de la paix céleste permettant l'accès à la cité interdite et sur laquelle est apposé un portrait géant du grand timonier : Mao Zegong (côté nord). Si on ajoute que c'est un grand lieu de passage (tout le monde y va allègrement de son petit drapeau chinois vendu au besoin par de nombreux marchands ambulants), on comprend mieux son surnom de "coeur de la Chine".
Sur la place elle-même, on peut se rendre au mausolée de Mao et voir le monument aux héros du peuple.


C'est aussi un lieu de mémoire après que les attroupements de manifestants (jusqu'à 1 million, dont beaucoup d'étudiants) pour la réforme du régime aient été violemment réprimés en 1989 par l'armée qui causa entre 1.000 et 3.000 morts.

La rue Qianmen

C'est une grande rue commerçante, au sud de la place Tian'anmen. A voir absolument !

Le lac et le parc Beihai

Dagoba blanc du parc Beihai

L'aménagement de cet ancien jardin impérial de plus de 69 hectares, dont plus de la moitié pour son lac, commença au Xème siècle. Son appellation "Beihai" signifie littéralement "lac du nord".

C'est un lieu idéal pour une petite promenade avec des palais et temples et surtout le Dagoba blanc. Cette stupa de 40 m de hauteur est située sur une île et a été construite avec de la pierre blanche. Elle contient des écrits bouddhiques sacrés.

Autre curiosité à ne pas manquer : le mur aux 9 dragons. Mais attention aux horaires car l'accès n'y est pas permanent, et tant pis pour moi, je l'ai manqué... Il n'existe que deux autres murs aux 9 dragons en Chine : l'un à Pékin à la Cité interdite (ouf, je me suis rattrapé avec celui-ci) et un autre à Datong, mais celui du parc Beihai est le seul à posséder des dragons sur ses deux faces. Pour décrypter un peu la symbolique : le dragon (gardien) est associé au chiffre 9 (longévité).

Globalement, c'est une visite à planifier à la fois pour la balade et pour avoir un aperçu d'un jardin chinois. Pour les plus célèbre, il faudra se rendre à Suzhou.

Le palais d'été

Palais des nuages ordonnés

Le palais d'été était un lieu de villégiature dans la capitale pour l'empereur et surtout l'impératrice.


Les premiers bâtiments datent de 1751 lorsque l'empereur Qianlong (dynastie des Qing) décida de le construire pour faire plaisir à sa maman. Il fut détruit d'abord lors de l'invasion franco-britannique de 1860 puis lors de la révolte des boxers de 1900. C'est l'impétrice Cixi qui le reconstruisit à chaque fois, respectivement en 1886 puis 1902.
La dernière restauration date des JO de 2008.


Là encore, c'est gigantesque avec palais, pavillons et temples (XVIIIème siècle) et on y reste facilement 4h, voire plus.

Temple des lamas

Magnifique ! avec une statue géante du bouddha Maitreya (le bouddha du futur), des statues de lamas avec la coiffe tibétaine, des moulins à prières...
C'est le lieu de culte lamaïste le plus important en dehors du Tibet. Il est dédié à Tsongkapa, le fondateur de la secte lamaïque des "bonnets jaunes" (gelugpa) prédominante dans le bouddhisme tibétain.

Le stade olympique

Il s'agit du parc et du stade Olympique des J.O. démarrés le 08.08.08 (2008). Là aussi, tout est vaste, avec les très visités "nid d'oiseau" (stade national) et "cube" (piscine olympique, reconvertie en parc d'attraction).

Autres

  • L'opéra de Pékin

  • La tour de la cloche et la tour du tambour.

  • Les hutongs : vieux quartiers populaires de Pékin.

    mendun

    Ci-contre, un mendun : pierre ronde (le plus souvent) ou rectangulaire servant a soutenir les "essieux" des portes.


    Dans les vieux quartiers de Pékin, on trouve les menduns seuls. Ils ont gardé une signification symbolique. Soit ils ont un motif dont la signification peut être retrouvée par homonymie, soit ils donnent une indication sur l'importance sociale de la famille : plus le mendun est grand est plus la famille est importante...

  • De nombreux sanlunches (tricycle "remorque"), trishaw (tricycle "pousse-pousse") et vélos.