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Titi avec béret en Rhône-Alpes (France)

Rhône-Alpes

Lyon, "la capitale des Gaules"[Unesco]

Lyon (ma ville natale) est située entre rhône et saône.

Pour profiter pleinement de la ville, on peut la visiter en août quand la circulation est faible et les places de parking disponibles. Sinon, il est assez difficile de circuler en voiture dans Lyon quand on ne connait pas : beaucoup de sens uniques et une circulation plutôt dense (et parfois impatiente). Il reste sinon la solution d'une visite à pied ou en vélo, toujours agréable par beau temps (les vélo'v sont des vélos en libre service avec paiement par abonnement ou carte de crédit. A noter qu'ils sont apparus à Lyon avant Paris où ils sont connus sous le nom vélib).

Ci-dessous, un des lions de l'exposition temporaire (juin à septembre 2004) conservé devant la maison des notaires près de Saint-Jean, et l'emblème de Lyon sur l'une des façades du lycée de La Martinière près de la place des Terreaux.

Lion en décoration de l'exposition 2004 Emblème de Lyon : avant, avant, lion le melhor

Une idée de date pour faire un passage à Lyon est le 8 décembre pour les illuminations : à la tombée de la nuit, les balcons se parent de lampions et depuis quelques années des spectacles de lumières sont organisés sur les grandes places du centre ville. Cette fête est un remerciement à la Vierge qui a sauvé la ville de la peste en 1643. Elle était alors célébrée le 8 septembre à la date anniversaire de sa naissance. En 1852, alors que l'on voulait coupler la fête avec l'inauguration de la pose de la statue de la vierge, en bronze et dorée, à Fourvière, le débordement de la Saône obligea à reporter la date. Ce sera finalement le 8 décembre, date de la fête de l'immaculée conception, mais la pluie tomba toute la journée pour ne s'arrêter que le soir. C'est alors que des lampions ont été allumés à quelques fenêtres puis dans un élan de ferveur religieuse à toutes les fenêtres. La tradition s'est ensuite perpetuée chaque année.

Lyon, c'est aussi l'ancienne capitale Gallo-Romaine dont il reste des vestiges (cf § amphithéâtres), une grande ville de la soie et de l'art de la table : les spécialités les plus connues sont la quenelle et le saucisson (la rosette, le jesus), mais aussi l'andouillette (fraise de veau hachée -intestin-), le tablier de sapeur (panse de boeuf panée et rissolée), les gratons (gras de porc frit et salé), la salade lyonnaise (avec lardons et oeufs pochés), le cardon (plante herbacée) qui était traditionnellement servi lors des repas de fêtes, et les bugnes dont il existe de deux sortes : les languettes de pâte frite ou les oreillettes (sorte de beignet), toutes deux saupoudrées de sucre. Sans oublier les coussins, cocons, quenelles, bouchons, soieries, pavés, rochettes et pralines rouges qui sont des friandises du grand chocolatier lyonnais "Voisin". Pour acheter tout ça, il faut se rendre au vieux Lyon (on y trouve saucissons et friandises) et aux halles (dans le troisième arrondissement). Ne vous étonnez pas si l'on vous parle de "carottes rouges" ou "doucette" et comprenez "bettraves" et "mâche". Quant à la "cervelle de canut", ce n'est heureusement qu'un fromage (assez fort car à l'ail). Les restaurants traditionnels du vieux Lyon sont nommés "les bouchons" (mais rien à voir avec la friandise du même nom). On y sert encore parfois le mâchon, qui est l'ancien "petit-déjeuner" des canuts dont la journée commençait tôt et qui se retrouvaient après quelques heures de travail autour de charcuteries et vin rouge. Le vin est en effet très apprécié et l'on a souvent dit qu'il coulait trois fleuves à Lyon : le rhône, la saône et le "beaujolais"... En dehors des "carottes rouges" et de la "doucette", il existe d'autres mots du patois local que l'on peut encore entendre dans les conversations (bien que de plus en plus rare) : "gones" pour gamins (sans effet péjoratif), "vogue" pour fête foraine, "débarouler" pour tomber en roulant (surtout employé pour désigner la descente des escaliers dans le quartier de la croix-rousse), "cafi" (plein), la ficelle (pour le funiculaire reliant le quartier Saint-Jean à Fourvière), les picaillons (pour les sous; mais ce terme n'est plus employé aujourd'hui)...

La place Bellecour

Située sur la presqu'île (partie située entre le rhône et la saône), la place Bellecour est la plus grande place piétonne d'Europe. On y trouve l'office du tourisme dans un coin situé près de la tour de la charité, un clocher qui appartenait à un ancien hospice construit au XVIème siècle avec l'Aumône générale. Au centre, une statue équestre de Louis XIV rappelle que la ville était restée fidèle au jeune roi lors de la fronde. Elle a été réalisée en bronze en 1823 par l'architecte lyonnais Lemot pour remplacer celle qui avait été détruite par la Révolution. Lyon s'était en effet insurgée en 1793 contre les excès que la ville subissait de la Convention et fut assiégée et bombardée par les troupes républicaines avant de devoir capituler.

A l'un des coins de la place, on trouve une statue de Saint-Exupéry (né à Lyon) et de son personnage "le petit prince". Du côté opposé, on a une grande roue.

Place Bellecour Statue de Saint-Exupéry et du petit prince

infos sur Antoine de Saint-Exupéry Antoine de Saint-Exupéry

Appelé familièrement Saint Ex le comte Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry est né à Lyon en 1900. Il rejoint l'aérospatial en 1926 (qui était alors la compagnie Latécoère) et faisait ainsi partie des pionniers de l'aviation postale internationale avec Jean Mermoz et Henri Guillaumet. Son premier roman, Courrier sud, dans lequel il raconte sa vie d'aviateur a été écrit en 1929. Le 31 décembre 1935, il est obligé de son poser dans le désert de Lybie en Egypte alors qu'il tentait de battre le record de la traversée Paris-Saïgon. Il erre pendant quatre jours dans le désert avant d'être secouru. En 1939 il fait publier le roman Terre des Hommes, œuvre autobiographique dans laquelle il fait part de ses réflexions dont la quête de sens. Il y cite Henri Guillaumet qui avait lui-même survécu de façon miraculeuse et par sa grande volonté à un crash dans les Andes : "Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait". Le roman obtient le Grand prix du roman de l'Académie française.

Il est mobilisé cette même année 1939 puis rejoint les Etats-Unis après l'armistice. C'est à New-York, en 1943, qu'il fait publier Le Petit Prince dont il fait lui-même les aquarelles. Il reprend du service en 1943 pour des missions menées à partir de l'Afrique du Nord. Il disparaît le 31 juillet 1944 lors d'une mission de reconnaissance cartographique visant à préparer le débarquement allié en Provence.


Les deux plus grandes rues piétonnes et commerçantes de la ville débouchent sur la place et se font face. Il s'agit de la longue rue de la République (où l'on trouve entre autres la Fnac et les cinémas) qui se termine près de la place des Terreaux, et la rue Victor Hugo (où les boutiques sont plus prisées) qui prend la direction de la gare de Perrache en passant par les vieux quartiers d'Ainay où l'on trouve les boutiques des collectionneurs (philatélistes, numismates).

La place des Terreaux

La deuxième place emblématique de Lyon est sans conteste la place des Terreaux qui a malheureusement perdu un peu de son charme depuis quelques dizaines d'années... Elle reste cependant un lieu de rendez-vous avec bars et cafés.

A voir : la grande fontaine aux chevaux qui a été sculptée par Bartholdi (sculpteur de la statue de la Liberté et du lion de Belfort) pour l'exposition universelle de Paris. Elle est appelée "le char de la liberté" ou "la Garonne et ses affluents" selon l'allégorie qu'on lui attribue (personnellement, je préfère la première car la Garonne coule assez loin de Lyon !... bien qu'à l'origine la statue était destinée à la ville de Bordeaux qui ne l'a pas achetée). Regardez les naseaux des chevaux de droite : de la vapeur s'en échappe...

Fontaine aux chevaux

L'hôtel de ville, surmonté d'un beffroi, était le plus grand édifice municipal à sa construction au milieu du XVIIè siècle. Dans la cour d'honneur, l'une des statues représente le cyclope Polyphème (celui qu'Ulysse eut à combattre)... avec trois yeux. Le sculpteur en a effet probablement d'abord fait sa statue sans savoir que le Polyphème était un cyclope et lui a ensuite rajouté un oeil au milieu du front.

Hôtel de ville

L'opéra moderne (qu'on aime ou qu'on n'aime pas...) est situé à l'arrière de l'hôtel de ville.

En face de la fontaine aux chevaux se tient le musée des beaux-arts dans le palais Saint-Pierre, ancien couvent bénédictin.


La rumeur indique que de l'occultisme était pratiqué près de la place des Terreaux. En fait, Lyon est connue pour l'occultisme depuis l'antiquité : des alchimistes ont vécu à Lyon, Nostradamus avait des accointances à Lyon où il a fait publier ses "centuries", le "mage" Cagliostro a fondé une loge à Lyon, Allan Kardec (fondateur du spiritism) est né à Lyon, le guérisseur maître Philippe a vécu et pratiqué à Lyon (sa tombe au cimetière de Loyasse est toujours fleurie)... Lyon est aussi une des capitales de la franc-maçonnerie...

Croix-rousse et Vieux Lyon à travers les traboules

Le nom de traboule vient du Latin trans ambulare, ce qui signifie : se déplacer à travers. Les traboules sont des passages (pour piéton) à travers des cours d'immeuble pour relier deux rues parallèles. L'entrée d'une traboule est identique à une entrée d'immeuble sans passage : il faut les connaître. Aujourd'hui, un fléchage ou des indications sont misent en place.


Il y a deux grands réseaux de traboules : l'un de la place des Terreaux à la Croix-Rousse - la colline qui travaille - et un autre dans le vieux Lyon, côté Saône, au pied de Fourvière - la colline qui prie -.

La Croix-Rousse

Place Colbert

La Croix-Rousse est l'ancien quartier des canuts : ouvriers de la soie que des conditions de vie précaires ont amené à se révolter au XIXème siècle au cri de "vivre en travaillant ou mourir en combattant". Le terme de canut est un dérivé de canette, une petite bobine située dans la navette qui permet de passer le fil au métier à tisser.

Le nom de Croix-Rousse venait d'une croix en pierre colorée située à un carrefour et aujourd'hui disparue. Celle qui se trouve à l'extrémité de la grande rue de la Croix-Rousse n'est pas l'originale.

Pour accéder à la Croix-Rousse par les traboules, il faut se rendre au numéro 6 place des Terreaux (si fermé, commencer la visite à partir de la rue Sainte-Catherine) puis suivre le fléchage (tête de lion sur fond jaune). L'idéal est d'avoir un plan ou de commencer en sens inverse (c'est à dire de la place Colbert), mais grosso modo, la traboule va toujours dans le même sens (en montée) et d'une entrée à l'autre, il faut parfois longer un peu la rue.

On traverse ainsi plusieurs cours d'immeuble, jusqu'à arriver à la cour des voraces qui débouche sur la place Colbert : place centrale des canuts au XIXème siècle.

La statue de Jacquard, un Lyonnais inventeur du métier à tisser qui porte son nom, est située sur la place de la Croix-Rousse. Près de celle-ci, on trouve le "grand cailloux" qui est le symbole du quartier. Il s'agit d'une roche datant de l'ère glaciaire, mais une légende raconte qu'il s'agit du coeur d'un huissier qui avait mis une famille sans le sous à la rue : il fut alors condamné par Dieu à pousser son coeur de pierre jusqu'à ce qu'il croise plus cupide que lui...

Plus loin, - rue d'Ivry -, la maison des canuts propose de découvrir les gestes traditionnels des tisseurs avec des démonstrations sur métiers à bras (env. 1h de visite).

A ne pas manquer, au 87 grande rue de la Croix-Rousse : le jardin Rosa Mir Mercader. Il n'est ouvert que les samedi de 15h à 18h et du 1er avril au 30 novembre et est assez peu connu des Lyonnais eux-même. Il faut préciser qu'il n'est indiqué à aucun endroit... C'est pourtant une visite assez rapide, gratuite, et qui vaut le coup d'oeil !

Ce jardin privé de 400 m² a été entièrement emménagé dans les années 1950 à partir de pierres et coquillages par son propriétaire Jules Sénis, immigré Espagnol qui avait participé aux chantiers de Gaudi à Barcelone. Il lui aura fallu pas moins de 25 ans pour arriver au résultat final. Impossible de manquer le parallèle avec le palais Idéal du facteur Cheval à Hauterives, la chapelle du Mont Cindre dans les Monts d'Or Lyonnais (mais qui ne se visite malheureusement plus...) ou encore dans un autre genre la maison Picassiette de Chartres.

Une petite chapelle avait même été ajoutée en l'honneur de sa mère Rosa Mir Mercader (à qui le jardin est dédié) et à la Sainte Vierge.

Jardin Rosa Mir : vue panoramique, avec Grosminet

On peut redescendre par les pentes de la croix-rousse ou en faisant un petit crochet par l'amphithéâtre des trois-Gaules dont il ne reste pas grand chose mais qui est historique car c'est l'endroit où les premiers Chrétiens de Gaule dont l'évêque Saint-Pothin et l'esclave Sainte-Blandine ont été martyrisés pour leur foi, en 177 ap J.C. Blandine est la sainte patronne de Lyon et aussi, avec Sainte-Marthe, la sainte patronne des servantes. Voir § cathédrale Saint-Jean.

Le vieux Lyon

Enseigne du théâtre de Guignol

En traversant la saône, on accède au vieux Lyon qui s'étend de la place Saint-Paul jusqu'à la passerelle Saint-Georges en passant par la cathédrale Saint-Jean.

Dans ces anciens quartiers ouvriers/bourgeois/commerçants, le style souvent caché est de Renaissance italienne. Ce style s'est développé à Lyon au XVIème siècle avec la fabrication de la soie comme en Italie (les banques se sont aussi développées dans la ville à cette période). Pour apprécier ce style, il faut entrer dans les cours d'immeuble, par exemple : 14 ou 16 rue du Boeuf, 8 rue Juiverie et 28 rue Saint-Jean. Les tours étaient construites autour des escaliers extérieurs.

Deux musées regroupés en un peuvent être visités dans ce quartier : le musée Gadagne (historique de la ville de Lyon) qui comprend aussi le musée des marionnettes dont Guignol. Guignol est effectivement une marionnette inventée à Lyon au début du XIXè siècle. Canut au chômage, Laurent Mourguet devient dentiste (ou "arracheur de dent" comme on les appelait à l'époque) et comme beaucoup de ses collègues, il utilisait une marionnette de Polichinelle pour distraire ses patients. C'est de là que lui vient l'idée de créer son propre personnage : Guignol, cheveux noués en catogan, et muni d'un bâton, la tavelle. En plus de Guignol, il y a aussi le célèbre Gnafron...

Les deux principaux types de marionnette sont les marionnettes à gaine (avec une manipulation par le bas, dite en élévation) et les marionnettes à fils (avec une manipulation par le haut, dite surplombante). Guignol appartient à la première catégorie. Le théâtre de Guignol est situé près de la place Saint-Paul.

L'Eglise romane Saint-Paul du VIème siècle (avec des ajouts gothiques) se distingue par son clocher, sa fresque d'anges musiciens, ses clefs de voûte et son acoustique.

Dans le vieux Lyon aussi il y a des traboules. On peut emprunter celle qui commence (ou arrive, selon le sens) au numéro 27 rue du boeuf (appuyer sur le bouton d'ouverture de porte) puis de la rue Saint-Jean où l'on débouche, se diriger (sens des numéros décroissants) vers la place du gouvernement pour prendre au numéro 2, la traboule de l'hôtel du gouvernement qui débouche sur la porte en bois du 10 quai Romain Rolland. Remonter ensuite par la traboule du 17 pour déboucher au 9 rue des trois-maries puis continuer par le 6 de la même rue pour finir au 27 de la rue Saint-Jean.

A voir : la traboule du 27 rue du boeuf et la cour du 2 place du gouvernement. Il n'est pas rare de trouver un puit dans les cours traversées.

Vieux Lyon Traboule du vieux Lyon

Dans le quartier St-Georges, l'église a un tympan qui représente le combat de Saint-Georges contre le dragon. Au début de la rue Saint-Georges, on peut s'arrêter au café du soleil qui est le plus ancien de Lyon et à la maison de Guignol où des représentations sont données certains soirs. On peut aussi visiter la traboule du numéro 10 (qui débouche au numéro 12) et un musée des automates.


Au Moyen-âge et jusqu'à la Révolution, des hommes de différents quartiers se regroupaient pour surveiller et défendre la ville. Ils se rassemblaient sous leurs pennons (drapeaux triangulaires de leur quartier). En avril, la fête des pennons fait revivre cette histoire le temps d'un week-end.

Cathédrale (ou primitiale) Saint-Jean

cathédrale Saint-Jean

La cathédrale gothique Saint-Jean-Baptiste dite Saint-Jean date du XIIème siècle. Elle est le siège du primat des Gaules (titre honorifique) qui était au coeur du premier évêché de France. Il existe d'autres primaties à Bordeaux et Rouen. La photo ci-contre date d'avant le blanchiment de sa façade effectué en 2011.


Une statue qui représente le baptème du Christ par Saint-Jean le baptiste est située face à la cathédrale.


A l'extérieur, on peut identifier plusieurs animaux tirés du bestiaire médiéval qui décorent les portails, mais la plupart des figures ont plutôt des significations ésotériques (et alchimiques) que religieuses.

A l'intérieur, un panneau rappelle le sacrifice des premiers martyrs de la Gaule romaine sous Marc-Aurèle en 177 ap J.C. dont l'évêque Saint-Pothin (originaire de Phrygie), à la fois premier évêque de Lyon et premier évêque de Gaule, et l'esclave convertie Sainte-Blandine (originaire d'Anatolie). Blandine est aussi appelée la mère des martyrs car livrée aux lions, ces derniers refusent de l'attaquer. Elle fut alors atrocement torturée sans jamais abjurer sa foi.
C'est Saint-Irénée (né à Smyrne, de culture grecque) qui succéda à Saint-Pothin et devint le deuxième évêque de Lyon. Il est l'un des Pères de l'Église et il réussit à convertir la majeure partie de la population lyonnaise. Il s'opposait à la gnose dont la doctrine prétendait que le Salut était obtenu grâce à des connaissances ésotériques sur Dieu, lesquelles ne seraient rendues accessibles qu'aux élites. Il serait le premier à avoir retenu les quatre évangiles canoniques (en opposition aux évangiles apocryphes, qui ne sont pas reconnus par l'Église) et ce serait lui également qui aurait ensuite créé le tétramorphe pour désigner les quatre évangélistes en indiquant que Jean était l'apôtre du Christ et que Luc était le disciple de Saint-Paul. Saint-Irénée serait mort martyr à Lyon en 202. Une église et un quartier portent son nom dans le 5ème arrondissement (rm : des sarcophages en pierre du Vème siècle environ ont été conservés dans la cour de cette église).


A voir dans la cathédrale : la chaire en marbre, les chapelles, les vitraux et surtout l'horloge astronomique du XIVè siècle. Les personnages (dont un coq au sommet de l'horloge) s'animent lors des sonneries à 12h, 14h et 15h. Un personnage différent selon le jour de la semaine apparaît dans une petite niche : un personnage symbolisant la mort le lundi, Saint Jean-Baptiste le mardi, Saint-Etienne le mercredi, un personnage symbolisant l'Eucharistie le jeudi, un personnage symbolisant de la Passion le vendredi, la Vierge Marie le samedi, et le Christ ressuscité le dimanche.

Le choeur d'hiver, ou chapelle des chanoines, contient la sculpture de la "main qui soigne" sur une clé de voûte dont l'emplacement est marqué au sol par une étoile en laiton. Dans les croyances anciennes, on pouvait être soigné en se plaçant en-dessous suivant un rituel (tout cela semble bien supersticieux). Cette chapelle est aujourd'hui généralement fermée au public...

Basilique de Fourvière

Basilique de Fourvière

A partir de la cathédrale Saint-Jean, on peut prendre le funiculaire (aussi appelé "la ficelle") qui monte à Fourvière. Il est intéressant de redescendre ensuite (après un aller-retour par les théâtres romains !) par le chemin du rosaire qui serpente jusqu'au milieu de la montée Saint-Barthélémy. Les plus courageux pourront faire le trajet en sens inverse.


Le nom de Fourvière vient du latin "forum vetus" qui désignait le vieux forum romain.

La jolie basilique Notre-Dame, aux tours crénelées, a été érigée après la guerre de 1870 par l'archevêque de Lyon suite à un voeu fait à la vierge si les Prussiens n'approchaient pas de la ville. Elle est surmontée d'une statue de l'archange Saint-Michel et sa chapelle attenante est surmontée d'une statue de la vierge (en bronze et dorée). Visible de loin, elle est l'un des symboles de Lyon.

Son mélange de style Roman-Byzantin la rend très originale. Sa décoration intérieure, tirant sur le vert, est de type Byzantin, avec plusieurs mosaïques décrivant de grands épisodes chrétiens.

Sur les escaliers, on passe devant la statue du lion du Juda qui était le symbole de la tribu de Juda, l'une des 12 tribus d'Israël dont descend le roi David, fils de Jessé. Dans les bestiaires du moyen-âge, le lion de Juda, évoqué dans l'apocalypse, était ainsi le symbole du Christ ressucité (qui descend de David par Joseph, l'époux de la Vierge Marie).

On remarque, à côté de la basilique, l'entrée du parc des hauteurs et la tour métallique TV. De la basilique, comme de la tour TV, la vue panoramique sur la ville est superbe !

L'amphithéâtre, l'odéon et le musée Gallo-Romain du quartier Saint-Just

Amphithéâtre

Fondée en 43 av J.C. par des romains chassés de Vienne, la ville a gardé des vestiges de deux théâtres Romains, témoins de son passé Gallo-Romain. L'ancienne Lugdunum était la capitale des Gaules (plus précisément des trois Gaules : Lyonnais, Aquitaine et Belgique). Son nom signifiait citée de Lug : Lug était le plus grand des dieux Gaulois. L'empereur romain Claude y est né en 10 av. J.C. Au IIème siècle, Lugdunum était la deuxième ville de l'Empire romain après Rome. C'était une grande ville commerçante et cosmopolite dont les principaux échanges se faisant par le Rhône. Ainsi des religions orientales et parfois occultes s'y développèrent, dont la plus importante était le culte de Cybèle. Les premiers chrétiens furent persécutés.


Le petit odéon, qui pouvait contenir 3.000 personnes, possède une mosaïque reconstituée. L'amphithéâtre pouvait contenir 10.000 personnes.


L'accès aux théâtres est gratuite, mais l'entrée au musée est payante. Celui-ci mérite une visite : il est très grand et contient amphores, ustensiles en bronze, bustes, mosaïques...et même une table d'inscriptions en bronze : la table Claudienne qui retranscrit le discours que l'Empereur Claude a tenu au Sénat pour autoriser l'éligibilité des Gaulois aux magistratures Romaines (ils devenaient ainsi citoyens romains).


En été, des concerts y sont organisés sous le nom de "nuit de Fourvière".

Les fresques

Fresque 'la maison des canuts'

De nombreux murs de Lyon sont décorés par des fresques en trompe-l'oeil. Je recommande de voir plus particulièrement la toute première à la Croix-Rousse (métro Hénon) "la maison des canuts", et ma préférée au quai Saint-Vincent "la fresque des Lyonnais" qui représente des Lyonnais célèbres et qui est à voir dans la galerie.


En dehors du centre-ville, on peut aussi voir le musée urbain Tony Garnier. Ce musée en plein air est une série de 25 fresques sur les murs de plusieurs bâtiments H.L.M. situés autour du Boulevard des Etats-Unis principalement après le croisement d'avec la rue Paul Cazeneuve, et qui ont pour thème la cité idéale. Au croisement entre l'avenue Berthelot et le boulevard des Etats-Unis, on a des fresques qui représentent la tour de Babel.

A Villeurbanne, il y a encore un grand mur peint sur le théâtre des Charpennes (rue Gabriel-Péri).


Les murs peints de Lyon sont réalisés par "la Cité de la Création", entreprise lyonnaise qui peint des murs un peu partout dans le monde. C'est du bon boulot !


infos sur Tony Garnier Tony Garnier

Tony Garnier est un architecte lyonnais né au quartier de la Croix-Rousse en 1869. Il décède en 1948 à Roquefort-la-Bédoul mais son corps est rapatrié au cimetière de la Croix-Rousse en 1949. Son architecture est orientée autour du concept de la cité industrielle (titre de ses travaux publiés en 1917), sorte de cité idéale et ville moderne dans laquelle seraient séparés les fonctions urbaines (travail, habitat, santé, loisir...) tout en privilégiant espace, verdure (avec des cités-jardins), et ensoleillement. Les matériaux de ses réalisations sont le béton armé et le verre.

Ce concept, classé dans les utopies urbanistiques du XIXème siècle, aura une influence sur l'urbanisme de l'Union soviétique notamment. La racine grecque du mot utopie, ou-topos, signifie "lieu du bonheur". Cette dénomination donnée au concept de Tony Garnier n'est pas sans rapport avec l'oeuvre Utopia écrite au XVIème siècle par Thomas More dans laquelle ce dernier décrivait une cité idéale.

Parmi les réalisations de Tony Garnier à Lyon on peut citer le quartier des Etats-Unis entre Lyon et Venissieux; la grande halle de Gerland qui porte son nom, anciens abattoirs de la ville reconvertis en salle de spectacle après 1988; le stade de Gerland; l'hôpital Édouard-Herriot (auparavant Grange-Blanche)...

Le parc de la tête d'or

Ecureuil

De l'autre côté du Rhône, le plus grand parc urbain de France (3,8 km pour le contour extérieur) est un parc à l'anglaise. Les entrées principales sont fermées par des grilles en fer forgé. Le nom du parc vient d'une légende qui indiquait qu'une tête du Christ en or y était enterrée. Celle-ci a fait l'objet de recherches mais n'a jamais été retrouvée...


On peut y courir ou se promener près du lac, de l'île du souvenir, de la roseraie, ou encore du zoo (qui abrite girafes, éléphants, lions, tigres, daims, chèvres, singes, lémuriens...) et jardin botanique. Fait remarquable : il est entièrement gratuit !

On peut aussi y cotoyer les nombreux écureuils, dont quelques-uns ne sont vraiment pas farouches ! L'un d'entre eux, dans la quête d'une cacahouète ou noisette, avait même entrepris mon escalade ! incroyable pour un animal d'ordinaire si prudent...

A proximité de l'entrée principale, on peut se rendre au musée Guimet d'histoire naturelle.

La Part-Dieu

Tour de la Part-Dieu (la première)

La Part-Dieu est le plus grand quartier de Lyon après la Presqu'île (Terreaux-Bellecour-Perrache). On y trouve la plus grande gare de Lyon, l'une des deux gares TGV avec Perrache (en excluant la gare de l'aéroport de Saint-Exupéry située à une trentaine de kilomètres de la ville). Et en face de la gare, on a l'un des plus grands centres commerciaux d'Europe.


Le quartier de la Part-Dieu est aussi le deuxième quartier d'affaires de France après le quartier de La Défense à Paris. Il continue de croître avec la construction de nouvelles tours dont la tour Oxygène bâtie en 2010 (116 m) et des projets en cours comprenant la tour Incity livrable en 2014 (et qui devrait atteindre 200 m).

Mais la tour "historique" est la tour du Crédit Lyonnais qui mesure 164 m. Elle est surnommée "le crayon" et fait partie du paysage lyonnais depuis 1977...

Eglise Saint-Nizier

L'église gothique Saint-Nizier était autrefois consacrée aux apôtres Pierre et Paul, et aux martyrs de 177. Elle a pris le nom d'un évêque enterré dans l'église au VIè siècle et qui est à l'origine de miracles. Elle se reconnait par ses deux flèches différentes.

A l'intérieur il y a deux grandes statues de Saint-Paul (dont le symbole est l'épée) et Saint-Pierre (dont le symbole sont les clefs du Royaume des Cieux). La chapelle de Saint-Expedit, un soldat romain, contient de nombreux ex-voto, mais à noter cependant que l'existence réelle de ce Saint n'est pas assurée. Saint-Expedit était invoqué pour les causes désespérées.

Abbaye d'Ainay

L'abbaye d'Ainay a été construite au IXè siècle. C'est aujourd'hui la plus vieille église de Lyon. Ne pas manquer la fresque de l'abside où sont représentés Sainte-Blandine et Saint-Pothin avec la palme des martyrs, les chapiteaux et les bas-reliefs.

Autres visites à Lyon

  • Autres musées que ceux décrits ci-dessus : musée des tissus, musée de l'imprimerie, institut Lumière (musée avec aussi projection des premiers films des frères Lumiere dont le célèbre "arroseur arrosé"), centre d'histoire de la résistance et de la déportation (Lyon, d'abord en "zone libre" jusqu'en 1942, devint ensuite la "capitale de la Résistance", comme le qualifia le général De Gaulle après la libération de la ville en 1944) avec aussi le mémorial Jean Moulin (le résistant, un des chefs des FFI - Forces françaises de l'intérieur, a été arrêté par la Gestapo le 21 juin 1943 à Caluire) et la prison Montluc.

  • L'église baroque Saint-Bruno, dédiée au Saint (bien que jamais béatifié ni canonisé) fondateur de l'ordre des Chartreux. Le saint est souvent représenté en méditation sur la mort avec le crâne des vanités, symbole de la fragilité de l'existence humaine.

  • La façade de l'hôtel-Dieu : ancien grand hôpital où Rabelais exerça (et où je suis né par ailleurs ;-) ). François Rabelais était un écrivain humaniste du XVIème siècle à qui l'on doit Pantagruel et Gargantua mais il était aussi prêtre et médecin. Il serait venu exercer la médecine à l'hôtel-Dieu pour pouvoir en même temps profiter d'être à Lyon pour y faire imprimer ses romans.

  • La façade de l'ancien palais de justice aux colonnes corinthiennes (dans le 5ème arrondissement) et appelé "les 24 colonnes".

  • Les quais du rhône.

  • Les façades décorées de statues représentant des têtes de la rue d'Algérie (numéro 2, 11, 20 and 21). A noter aussi la traboule du numéro 2.

Les illuminations du 8 décembre

Le spectacle de la ville illuminée le 8 décembre est l'occasion d'un passage à Lyon. En plus des luminions, des spectacles de type "son et lumière" sont réalisés sur les principaux édifices pendant 3 à 4 jours.

Fontaine de la place des Jacobins Cour de l'hôtel Dieu

Proche de Lyon (<10 km)

  • L'aquarium du grand Lyon situé à La Mulatière (point d'affluence de la Saône dans le Rhône). Un large éventail d'espèces marines et poissons y est présent dont le silure : cet énorme poisson (jusqu'à 5 m pour le plus grand) que l'on peut trouver dans le rhône..., des poissons d'eau douce (esturgeons, carpes, brochets), raies, requins, mérous, turbos, globes, poissons porc-épic, poissons vache, piranhas, murènes, limules (arthropode marin à carapace avec des pattes et au sang bleu), coraux, éponges et oursins...

  • Domaine de Lacroix-Laval avec le musée de la poupée

  • Musée de l'automobile Henri Malatre à Rochetaillé-sur-Saône

  • Le restaurant du grand chef lyonnais Paul Bocuse, l'auberge du Pont de Collonges, est situé à Collonges au Mont d'Or, son lieu de naissance (compter au minimum 150 € le repas). Plus de renseignements sur le site : www.bocuse.fr

Liens utiles

Lyon Visite propose des visites guidées de groupe. Nombreuses informations à voir sur le site.